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Traitement par l'insuline : Une Révolution Sans Fin – Un Guide du Patient sur l'Histoire et l'Avenir de la Thérapie par l'Insuline

This comprehensive patient-friendly article explains how insulin therapy has transformed diabetes care over the past 60 years.

19 min
Original medical illustration for: Insulin Treatment: A Non-Stop Revolution – A Patient’s Guide to the History and Future of Insulin Therapy

Table des matières

Points Clés

  • Découverte en 1921, l'insuline a transformé le diabète, passant d'une dénutrition progressive à une maladie chronique gérable.
  • Les unités standardisées d'insuline ont mis près de 40 ans à être développées ; les normes internationales ont été établies à partir de 1925.
  • Les insulines purifiées et humaines ont réduit les impuretés et diminué le risque de réactions allergiques et de formation d'anticorps.
  • Les pompes portables et implantables, ainsi que le pancréas artificiel, ont amélioré le contrôle de la glycémie mais nécessitaient une surveillance fréquente.
  • Chez un patient, une pompe implantable a permis un contrôle satisfaisant de la glycémie et a résolu l'œdème rétinien, améliorant ainsi la qualité de vie.

Introduction : L'impact révolutionnaire de l'insuline

La découverte de l'insuline en 1921 par les Canadiens McLeod, Banting et Best a marqué un tournant dans l'histoire de la médecine. Le premier patient traité, Leonard Thompson, a montré une amélioration spectaculaire, conduisant à l'introduction rapide de la thérapie par insuline à l'Hôpital général de Toronto en janvier 1922, puis rapidement dans le monde entier. L'insuline est devenue le premier agent thérapeutique produit par génie génétique. Elle a également fourni un modèle de référence pour la recherche sur les hormones peptidiques, la chimie des protéines, la cristallographie, la génétique moléculaire, la biologie cellulaire, l'endocrinologie et de nombreux autres domaines.

L'insuline a transformé le diabète d'une maladie de dénutrition progressive en une nouvelle entité morbide : le diabète insulinodépendant. Cela a permis une compréhension plus claire des conséquences humorales et vasculaires du diabète. Les recherches actuelles se concentrent sur le contrôle non seulement des niveaux de glycémie, mais aussi des complications dégénératives vasculaires, y compris les rôles de l'hyperglycémie, des déséquilibres hormonaux, des effets directs sur l'endothélium vasculaire et les plaquettes, ainsi que des facteurs affectant la coagulation sanguine et la viscosité.

La thérapie par insuline reste au premier plan de la recherche, et cet article examine comment et pourquoi. Il évalue également l'état actuel de l'insuline en diabétologie et en médecine générale, ainsi que les différents moyens d'administration de l'insuline disponibles à l'époque et attendus pour l'avenir.

Évolution et révolutions depuis l'origine : Les insulines

La production d'insuline a posé des défis majeurs. L'extraction de l'insuline du pancréas bovin ou porcin nécessitait une coordination minutieuse avec les abattoirs et une extraction immédiate dans des conditions parfaitement contrôlées. Elle ne pouvait être laissée à des groupes médicaux ou pharmaceutiques isolés.

En 2 à 3 ans (de 1922 à 1926), 12 laboratoires dans six ou sept pays ont commencé à fabriquer de l'insuline. Cela a marqué l'un des points de départ de l'industrie pharmaceutique moderne.

Les premiers fabricants comprenaient :

  • 1922 – Laboratoires Connaught, Canada
  • 1922 – Eli Lilly, États-Unis
  • 1923 – Allen & Hanburys, Royaume-Uni
  • 1923 – Boots Pure Drug Company, Royaume-Uni
  • 1923 – British Drug Houses, Royaume-Uni
  • 1923 – Burroughs Wellcome, Royaume-Uni
  • 1923 – Commonwealth Serum Laboratories, Australie
  • 1923 – Farbwerke Hoechst, Allemagne de l'Ouest
  • 1923 – Nordisk Insulinlaboratorium, Danemark
  • 1923 – NV Organon, Pays-Bas
  • 1924 – ER Squibb & Sons, États-Unis
  • 1925 – Novo Industri A/S, Danemark
  • 1938 – Swiss Serum and Vaccine Institute, Suisse
  • 1945 – Hormon-Chemie, Munich, Allemagne de l'Ouest
  • 1950 – Weddel Pharmaceuticals, Royaume-Uni

Standardisation : construire une unité d'insuline stable et fiable

Développer une insuline standardisée à partir d'excrétions pancréatiques était extrêmement difficile. Il a fallu près de 40 ans pour obtenir une unité d'insuline stable et fiable. Les premières unités utilisaient des bioessais sur lapin et souris, ainsi qu'une série d'autres méthodes, notamment l'unité de Toronto, l'unité physiologique, l'unité clinique, l'unité H et l'unité U. Finalement, des normes internationales ont été établies :

  • 1925 : Première norme internationale – 8 unités/mg d'insuline amorphe
  • 1935 : Deuxième norme internationale – 22 unités/mg d'insuline cristalline (Scott)
  • 1950 : Troisième norme internationale – 23,9 unités/mg d'insuline cristalline (OMS)
  • 1952 : Unité clinique définie comme 23,95 unités/mg d'insuline cristalline (OMS)
  • 1958 : Quatrième norme internationale – 24 unités/ml d'insuline cristalline (OMS)

La simplification des posologies avec le développement d'insulines agissant pendant plus de 8 heures a eu une importance historique. Le grand inconvénient des deux, trois ou même quatre injections quotidiennes a conduit au développement de formulations à action prolongée. En 1936, l'insuline protamine-zinc a été introduite. Elle fonctionnait en formant des complexes non covalents d'insuline avec d'autres protéines, ou en préparant des cristaux d'insuline à libération lente. Le zinc aidait à la polymérisation dans les deux approches. D'autres substances, y compris le polyvinylpyrrolidone et la carboxyméthylcellulose, ont été essayées mais n'ont jamais atteint le marché.

Cependant, les préparations à action retardée ne sont plus considérées comme idéales. Les travaux actuels visent à simuler le schéma naturel de sécrétion d'insuline : une activité de base constante avec une augmentation majeure après les repas. Un domaine prometteur implique la libération d'insuline contrôlée par les niveaux de glucose. Les chercheurs ont synthétisé un complexe soluble de sucre, d'insuline et de la lectine concanavaline A. L'insuline est libérée de ce complexe en fonction des niveaux de glucose dans le milieu. Après avoir testé divers oligosaccharides, y compris le maltotriose, le mannotriose et le mannotetraose, le taux de libération du complexe mannotetraose-insuline in vitro a semblé compatible avec les besoins des patients diabétiques. Cette forme à libération lente éliminerait le besoin de systèmes d'administration plus complexes tels que des pompes ou un pancréas artificiel miniaturisé.

Purification et quête d'une insuline parfaite

La purification de l'insuline a connu des améliorations continues. D'abord, il était nécessaire de produire une insuline rigoureusement stérile pour prévenir les abcès d'insuline fréquemment observés à l'époque de Leonard Thompson. Ensuite, l'insuline a été purifiée chimiquement pour éliminer les protéines étrangères non spécifiques.

Après une seule cristallisation d'insuline bovine ou porcine, les protéines présentes en quantités inférieures à 0,2 % n'étaient pas détectables. Ces impuretés comprenaient des protéines pancréatiques (composant a), la proinsuline, les intermédiaires, les dimères d'insuline et les dérivés du composant b de l'insuline, ainsi que d'autres hormones telles que le glucagon, le polypeptide pancréatique, le peptide intestinal vasoactif, la somatostatine et le composant c.

Grâce à des recristallisations répétées, au tamisage moléculaire et à la chromatographie par échange d'ions, les préparations pouvaient contenir 99 % d'insuline. On appelle cela l'insuline mono-composant ou simple-composant. Ces efforts ont été suivis de tentatives pour produire une préparation immunologiquement inerte – incapable de stimuler la formation d'anticorps anti-insuline.

Insuline humaine : une nouvelle ère

La préparation récente d'insuline humaine par diverses techniques avancées offre le seul espoir d'une insuline véritablement non immunogène. L'insuline humaine peut être produite de plusieurs façons :

  • Extraction à partir du pancréas humain
  • Synthèse chimique complète à partir d'acides aminés
  • Semi-synthèse à partir d'insuline porcine (conversion enzymatique utilisant une réaction développée par Novo Industri, dans laquelle l'alanine terminale de la chaîne B est sélectivement remplacée par de la thréonine)
  • Biosynthèse utilisant la technologie de l'ADN recombinant (par Genentech et Eli Lilly, en utilisant des bactéries)

Les insulines humaines d'origine bactérienne, semi-synthétiques et pancréatique ont donné des pics symétriques uniques identiques lors de l'analyse, suggérant une équivalence structurelle avec l'insuline humaine, bien que cela ne prouve pas de manière concluante qu'elles sont exemptes d'isomères.

La question reste de savoir si l'insuline humaine représente une véritable avancée thérapeutique. Une étude (figure 1 dans l'article original) a comparé l'insuline NPH biosynthétique humaine à l'insuline porcine purifiée NPH chez huit patients diabétiques dépendants de l'insuline. L'insuline NPH humaine était plus efficace, avec des différences significatives entre 9 et 16 heures après l'injection (p < 0,05 et p < 0,01 à divers moments).

Les caractéristiques de l'insuline humaine incluent une absorption plus rapide depuis les sites sous-cutanés, une diminution de la production hépatique de glucose, une augmentation du métabolisme d'élimination et une absence quasi totale d'antigénicité. Cependant, il était encore trop tôt en 1983 pour dire si ces changements présentent des avantages cliniques réels. L'insuline humaine est définitivement utile dans les rares cas de sensibilité cutanée causée par une allergie à l'insuline non humaine.

La révolution actuelle : administration de l'insuline, présent et avenir

L'histoire de l'administration de l'insuline est longue. Le nombre d'injections sous-cutanées quotidiennes variait selon le type d'insuline, les coutumes et les pratiques individuelles. L'enregistrement continu de la glycémie a montré que malgré de nombreuses améliorations, la normalisation de la glycémie chez les patients diabétiques fragiles était très imparfaite, avec des valeurs très différentes de celles observées chez les sujets normaux.

Les efforts pour développer des formes d'insuline non injectables — administrées par voie nasale, orale ou rectale — ont échoué en raison de la dégradation totale ou partielle de l'hormone dans l'organisme. Ces voies nécessitent des doses d'insuline 7 à 10 fois supérieures à celles administrées par injection sous-cutanée. Les pastilles et les injections à jets multiples semblent plus prometteuses, mais les études n'en étaient qu'à leurs débuts. Avec l'injection par jet, l'insuline est administrée par diffusion pulsée plutôt que par injection à l'aiguille, avec une efficacité identique à celle de l'injection conventionnelle.

Le pancréas artificiel et l'administration continue

Le pancréas artificiel, développé entre 1974 et 1977, a clairement démontré que lorsque l'insuline intraveineuse était contrôlée par les niveaux de glucose circulants, les fluctuations de la glycémie pouvaient être considérablement limitées. Les courbes de glycémie des patients diabétiques mal stabilisés sont devenues superposables à celles des individus normaux. Cela a été montré chez un patient traité successivement par des injections sous-cutanées d'insuline régulière et par le pancréas artificiel : le pancréas artificiel a produit des niveaux de glucose beaucoup plus stables tout au long de la journée.

Les chercheurs ont reconnu la nécessité d'un pancréas artificiel miniaturisé assurant un contrôle continu du glucose. Ce rêve n'a pas encore été réalisé. Bien que des pompes à insuline portatives fiables contrôlées par microprocesseur aient été développées, il n'existait toujours aucun système portable et fiable pour la mesure rapide et automatique de la glycémie in vivo.

L'autosurveillance de la glycémie a permis aux patients d'ajuster leurs propres doses d'insuline. Cependant, les injections sous-cutanées répétées, même effectuées avec minutie, ont donné des résultats bien inférieurs à ceux du pancréas artificiel.

L'histoire de l'administration continue est illustrée par les jalons suivants :

  • Système en boucle fermée (pancréas endocrine artificiel) :
    • 1974 : Albisser et al.
    • 1974 : Pfeiffer et al.
    • 1975 : Mirouze et al.
  • Système en boucle ouverte (pompes) :
    • Administration intraveineuse continue d'insuline à court terme : 1974 – Slama et al. (diabète de type 1), 1977 – Genuth et Martin (diabète de type 2), 1976 – Deckert et al. (diabète instable), 1976 – Hepp et al. (diabète de type 1)
    • Voies sous-cutanées, veineuses ou péritonéales à long terme : 1978 – Pickup et al. (diabète de type 1), 1979 – Irsigler et al., 1979 – Mirouze et al. (diabète instable)

L'acidocétose diabétique, le diabète instable et la grossesse diabétique ont été les premiers troubles traités par ces approches.

Pompes portables et voies d'administration

Les pompes d'infusion portables de type seringue ont permis un développement rapide de l'insulinothérapie sous-cutanée continue. Cette forme de traitement ressemblait aux injections sous-cutanées traditionnelles. Actuellement, plus de dix fabricants commercialisent des pompes pour l'administration d'insuline. Toutefois, les pompes portables non entraînées par une seringue, bien que disponibles ou bientôt disponibles, sont peu nombreuses et très coûteuses, ce qui limite le nombre de patients pouvant en bénéficier.

Trois voies sont possibles pour l'insulinothérapie continue : sous-cutanée, intraveineuse et intrapéritonéale. Avec l'infusion intrapéritonéale et sous-cutanée continues, le taux d'insuline libre obtenue est inférieur à celui de la voie intraveineuse. Malgré plusieurs difficultés, la voie intrapéritonéale a été considérée comme préférable.

L'infusion intrapéritonéale nécessite une technique beaucoup plus élaborée que la cathétérisation intraveineuse ou l'injection sous-cutanée. Elle exige des procédures chirurgicales stériles complètes similaires à celles utilisées en dialyse péritonéale. Dans une approche, des cathéters en polyéthylène recouverts d'une fine couche de silicone et d'un manchon en Dacron ont été utilisés pour prévenir l'infection bactérienne au point d'entrée. Le cathéter était placé avec 10–15 cm intrapéritoneaux, 5 cm dans un tunnel sous-cutané, et les 20 cm externes fixés à la pompe, avec un accès autour du nombril.

La voie péritonéale n'est utile que si l'extrémité externe du cathéter n'est pas fréquemment manipulée. Elle nécessite donc des pompes à longue autonomie.

Pompes implantables : la prochaine frontière

Le développement de pompes implantables est l'étape logique suivante. Relativement peu de patients avaient bénéficié de ces dispositifs au moment de la revue (tableau 5 dans l'original). Plusieurs conceptions de pompes implantables étaient en cours d'évaluation, notamment :

  • Siemens (PFA1) : pompe péristaltique, 8,5 x 6,0 x 2,2 cm, 180 g remplie, réservoir de 10 ml, autonomie de la batterie 1 an, débit variable, pas d'alarmes, télécommande. Première implantation en avril 1981. Voie : intraveineuse ou intrapéritonéale.
  • Metal Bellows (Infusaid) : accordéon à vapeur, 8,6 x 2,4 cm, 225 g, réservoir de 47 ml, autonomie de la batterie non applicable (alimenté par vapeur), débit constant, pas d'alarmes, pas de télécommande. Première implantation en décembre 1980. Voie : intrapéritonéale. Plus de 20 en fonctionnement.
  • Sandia : pompe péristaltique, dimensions inconnues, 280 g, réservoir de 5 ml, débit variable, pas d'alarmes, télécommande. Première implantation en janvier 1981. Voie : intrapéritonéale. 3 en fonctionnement.
  • Medtronic : solénoïde pulsatile, 7,0 x 2,8 cm, 180 g, réservoir de 20 ml, autonomie de la batterie 5 ans, débit variable, alarme de débit, télécommande. Pas encore implanté chez l'humain.
  • Pacesetter : pompe péristaltique, 8,1 x 2,0 cm, 170 g, réservoir de 7,2 ml, autonomie de la batterie 10 ans, débit variable, alarme de débit, télécommande. Pas encore implanté.

Les pompes implantables résolvent le problème de l'insertion du cathéter, mais elles ne résolvent pas les contraintes majeures des systèmes portables : auto-surveillance fréquente de la glycémie, ajustement des débits de base et post-prandiaux plusieurs fois par jour, et remplissage du réservoir d'insuline tous les 2 à 3 semaines.

Implications cliniques et cas d'un patient

L'expérience de l'auteur avec une pompe implantable a impliqué un seul patient : une femme de 23 ans atteinte de diabète instable. Elle avait obtenu une amélioration spectaculaire avec 15 mois sous pompe portable. Ensuite, une pompe a été implantée sous ses muscles abdominaux, le cathéter se vidant dans le péritoine. Le réservoir était rempli toutes les 3 semaines. La patiente surveillait sa glycémie sept fois par jour et pouvait choisir les débits de base et les doses des repas à l'aide d'un programmeur externe.

Les résultats étaient remarquables :

  • Contrôle satisfaisant des taux de glucose sanguin
  • Arrêt complet des épisodes d'hypoglycémie sévère ou d'acidocétose
  • Régression de l'œdème rétinien maculaire naissant (gonflement précoce de la rétine)
  • Transformation complète de la qualité de vie

Dans l'expérience de l'auteur concernant le traitement par perfusion continue, les problèmes techniques étaient fréquents mais gérables. Il y avait environ une défaillance de pompe et un problème de cathéter tous les deux ans-patient. Les problèmes de cathéter comprenaient une extériorisation partielle due à une traction involontaire (deux fois) et une rupture externe (deux fois). Les réparations étaient toujours possibles sans avoir besoin d'enlever le cathéter ou d'arrêter la perfusion. L'obstruction précoce du cathéter n'a pas été observée avec les formes stabilisées d'insuline, et il n'a jamais été nécessaire d'enlever le cathéter avant 13 à 15 mois d'utilisation.

Les taux d'infection et de problèmes de cathéter étaient indiqués comme suit :

  • Fréquence de la péritonite chez les patients diabétiques urémiques traités par dialyse péritonéale à domicile : un cas tous les 17 ans-patient
  • Fréquence des infections au site d'entrée dans toute l'expérience de l'auteur : un cas tous les deux ans-patient

Les courbes actuarielles (Figure 3 dans l'article original) ont montré la fréquence des défaillances de pompe et la survie du cathéter au fil du temps.

Défis techniques de l'insulinothérapie par perfusion

La stabilité de l'insuline concentrée stockée à température corporelle et soumise à une agitation constante chez les patients ambulatoires est un problème majeur. L'insuline ordinaire s'agrège en polymères de haut poids moléculaire, produisant un précipité cristallin, une inactivation, un jaunissement de la solution et une obstruction du cathéter. L'antiprécipitant optimal était un polymère mixte de polyéthylène glycol et de polypropylène glycol. Des résultats satisfaisants ont également été obtenus en ajoutant des acides aminés (acide glutamique ou aspartique) ou en formant des sulfates d'insuline. La stabilisation a également été tentée à l'aide du tensioactif Genapol. Le réservoir d'insuline lui-même ne doit pas dénaturer son contenu ; la préférence actuelle va au polyéthylène ou au titane.

Limites de la revue

Cette revue reflète l'état des connaissances en 1982–1983. L'auteur note explicitement que la majorité des régimes de traitement par perfusion continue avaient été interrompus après seulement quelques mois à cette époque, rendant impossible une évaluation définitive de ces techniques. L'insuline humaine venait d'être introduite, et il était trop tôt pour savoir si ses avantages seraient cliniquement significatifs, à part prévenir les réactions allergiques rares.

Le nombre de patients utilisant des pompes implantables était très faible, et de nombreux dispositifs étaient encore expérimentaux. L'auteur note également que les données sur les voies non injectables (nasale, orale, rectale) ont été infructueuses, et que les études sur l'injection par jet ne faisaient que commencer. Ainsi, les résultats pour les patients ont considérablement changé aujourd'hui, mais le développement historique est fidèlement rapporté.

Recommandations pour les patients

Bien que cet article soit historique, il offre des enseignements durables pour les patients :

  1. Connaissez votre type d'insuline : Les insulines à action prolongée, intermédiaire (par exemple, NPH) et rapide ont chacune des profils temporels différents. En 1983, l'insuline humaine NPH montrait une plus grande efficacité que la NPH porcine entre 9 et 16 heures après l'injection. Aujourd'hui, les choix d'insuline doivent être basés sur vos profils glycologiques individuels et votre mode de vie.
  2. L'autosurveillance est essentielle : Même avec les nouvelles technologies d'administration, une surveillance fréquente de la glycémie est nécessaire. Le patient décrit dans l'article se surveillait sept fois par jour. Vous devriez discuter d'un plan de surveillance avec votre équipe soignante.
  3. La technique d'injection compte : La revue souligne qu'une technique d'injection minutieuse est inférieure au pancréas artificiel, mais pour la plupart des patients, les injections ou la thérapie par pompe sont pratiques. Utilisez une insuline stérile et correctement stockée, et alternez les sites d'injection.
  4. L'insuline humaine étant moins antigénique, les personnes allergiques ou présentant des réactions cutanées aux insulines animales devraient se renseigner sur l'insuline humaine ou les analogues modernes.
  5. Envisagez le système d'administration : Les pompes portables et les pompes implantables montrent des résultats prometteurs mais nécessitent un engagement en matière de surveillance de la glycémie, de remplissage et d'attention aux problèmes de cathéter. Discutez des avantages et des inconvénients avec votre spécialiste du diabète.
  6. Traitez la personne dans son ensemble : Le patient de 23 ans a connu une transformation complète de sa qualité de vie. La maîtrise de la glycémie permet non seulement d'éviter les urgences aiguës, mais aide aussi à se protéger contre les problèmes oculaires tels que l'œdème maculaire.

Consultez toujours votre médecin avant de modifier votre régime d'insuline ou d'utiliser un nouveau système d'administration.

Questions fréquemment posées

Comment la thérapie par l'insuline a-t-elle changé la prise en charge du diabète après sa découverte ?

Avant l'insuline, le diabète entraînait une dénutrition progressive. Après l'introduction de l'insuline en 1922, le premier patient s'est amélioré de manière spectaculaire et la thérapie par l'insuline s'est répandue dans le monde entier. Elle a transformé le diabète en une maladie chronique gérable, permettant une étude plus claire de ses complications, telles que les lésions des vaisseaux sanguins et des nerfs, et a ouvert de nouveaux domaines de la recherche médicale.

Quels sont les différents types d'insuline et comment agissent-ils ?

Les types d'insuline diffèrent par leur durée d'action. Les insulines à action prolongée et intermédiaire, comme la NPH, assurent une activité de base. Les insulines à action rapide couvrent les repas. Dans une étude portant sur huit patients, l'insuline humaine NPH s'est révélée plus efficace que la NPH porcine entre 9 et 16 heures après l'injection. Votre médecin choisit les types en fonction de vos profils glycémiques et de votre mode de vie.

Qu'est-ce que l'insuline humaine et pourquoi est-elle importante ?

L'insuline humaine est produite pour correspondre à celle fabriquée par votre corps. Elle peut être extraite du pancréas humain, semi-synthétisée à partir d'insuline porcine, ou produite par des bactéries grâce à l'ADN recombinant. L'insuline humaine a moins de risques de déclencher des réactions immunitaires. Elle est particulièrement utile dans les cas rares d'allergie cutanée aux insulines animales.

Quelles méthodes d'administration de l'insuline sont disponibles ?

L'insuline peut être administrée par injections quotidiennes, pompes portables assurant une perfusion sous-cutanée continue, ou pompes implantables qui libèrent l'insuline dans l'abdomen. L'injection par jet sans aiguilles était à l'étude. Les formes nasales, orales ou rectales ont échoué car l'hormone se dégradait, nécessitant des doses 7 à 10 fois plus élevées. Votre spécialiste peut discuter de la méthode la plus appropriée.

Qu'est-ce que le pancréas artificiel ?

Le pancréas artificiel, développé entre 1974 et 1977, est un système en boucle fermée qui mesure la glycémie et ajuste automatiquement l'insuline intraveineuse. Chez les patients mal stabilisés, il a produit des courbes glycémiques similaires à celles des individus normaux. Il a montré qu'un contrôle continu de la glycémie était possible, mais une version miniaturisée et portable n'était pas encore disponible pour un usage quotidien.

Quels ont été les résultats des pompes à insuline implantables lors de leur utilisation précoce ?

Chez une patiente, une femme de 23 ans atteinte de diabète fragile, une pompe implantable a délivré de l'insuline dans le péritoine. Elle a surveillé sa glycémie sept fois par jour. Les résultats ont inclus un contrôle satisfaisant de la glycémie, aucune hypoglycémie sévère ni acidocétose, une régression du début d'œdème rétinien et une transformation complète de la qualité de vie. Cependant, le nombre de patients était très faible.

Que doivent savoir les patients concernant la thérapie par l'insuline aujourd'hui ?

Connaissez votre type d'insuline et son profil temporel. L'autosurveillance de la glycémie est essentielle, même avec des pompes ; un patient a surveillé sa glycémie sept fois par jour. Utilisez une insuline stérile et correctement stockée et alternez les sites d'injection. Si vous êtes allergique aux insulines animales, renseignez-vous sur l'insuline humaine. Discutez des options de système d'administration et de tout changement avec votre équipe soignante.

Quand un patient diabétique dépendant de l'insuline devrait-il chercher un deuxième avis concernant les options d'administration de l'insuline ?

Il est utile de demander un deuxième avis concernant l’administration de l’insuline si vous envisagez de passer à une pompe, si vous avez besoin d’ajustements fréquents des doses ou si vous avez eu des réactions cutanées aux insulines animales. Les pompes portables et implantables nécessitent une surveillance quotidienne de la glycémie, un remplissage régulier du réservoir et une attention particulière aux problèmes de cathéter, survenus environ une fois tous les deux ans-patients dans l’expérience décrite. Les choix en matière d’insuline dépendant des profils glycémiques individuels et du mode de vie, un deuxième avis peut aider à confirmer quelle méthode d’administration convient le mieux à votre situation. Diagnostic Detectives Network fournit des deuxièmes avis indépendants d’experts.

Informations sur la source

Original article title: Insulin Treatment- A Non-Stop Revolution

Publication: Diabetologia (1983) 25:209–221, © Springer-Verlag 1983. This is the 14th Claude Bernard Lecture delivered to the European Association for the Study of Diabetes, Budapest, September 1982.

Remarque : Cet article destiné aux patients est basé sur des recherches évaluées par les pairs et une revue historique. Il ne constitue pas un avis médical. Les traitements et technologies décrits reflètent l’état de l’art en 1983 et peuvent être obsolètes ; consultez les recommandations médicales actuelles pour obtenir des conseils à jour.