{"product_id":"understanding-lung-neuroendocrine-tumors-a-comprehensive-patient-guide","title":"Comprendre les tumeurs neuroendocrines pulmonaires : un guide complet à l'intention des patients","description":"\u003ch1\u003eComprendre les tumeurs neuroendocrines pulmonaires : guide complet pour les patients\u003c\/h1\u003e\n\u003ch2\u003eSommaire\u003c\/h2\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#introduction\"\u003eIntroduction aux tumeurs neuroendocrines pulmonaires\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#study-methods\"\u003eMéthodologie de l’étude\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#epidemiology\"\u003eÉpidémiologie de ces tumeurs\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#classification\"\u003eTypes et grades des tumeurs neuroendocrines pulmonaires\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#precursor-lesions\"\u003eLésions précancéreuses\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#symptoms\"\u003eSymptômes et manifestations cliniques\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#staging\"\u003eStadification de ces tumeurs\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#molecular-landscape\"\u003eCaractéristiques moléculaires et biologiques\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#diagnosis\"\u003eDémarches diagnostiques\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#treatment\"\u003eOptions thérapeutiques\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#clinical-implications\"\u003eImplications cliniques pour les patients\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#limitations\"\u003eLimites de l’étude\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#recommendations\"\u003eRecommandations pour les patients\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#source\"\u003eSources d’information\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003ch2 id=\"introduction\"\u003eIntroduction aux tumeurs neuroendocrines pulmonaires\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eLes tumeurs neuroendocrines pulmonaires (TNEP) forment un groupe de cancers rares qui se développent à partir de cellules spécialisées, dites neuroendocrines. Ces cellules présentent à la fois des caractéristiques nerveuses et hormonales. Dans les poumons, on les appelle cellules de Kulchitsky ou cellules argentaffines.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eDécrites pour la première fois au début du XXᵉ siècle par Siegfried Oberndorfer, ces tumeurs ont la particularité de croître généralement plus lentement que les cancers classiques. Le poumon est la deuxième localisation la plus fréquente des tumeurs neuroendocrines après le tube digestif. Les TNEP représentent environ 25 % de toutes les tumeurs neuroendocrines et 1 à 2 % des cancers pulmonaires, bien que certains experts estiment qu’elles pourraient atteindre 20 % des cas de cancer du poumon.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLeur complexité tient à leur extrême variabilité : elles vont de tumeurs à croissance lente et peu agressives à des cancers très agressifs et rapidement disséminants. Cette diversité de comportements rend essentiel un diagnostic et une classification précis pour adapter la stratégie thérapeutique et évaluer le pronostic.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"study-methods\"\u003eMéthodologie de l’étude\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eCet article repose sur une revue systématique de la littérature médicale publiée entre 1981 et 2020. Les chercheurs ont mené une recherche dans les bases de données à l’aide de mots-clés spécifiques aux tumeurs neuroendocrines pulmonaires.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eSur 103 études initialement identifiées, 78 ont été retenues après application de critères stricts — exclusion des articles non anglophones et de ceux dont le texte intégral n’était pas disponible. Ces études de haute qualité ont fait l’objet d’une analyse approfondie.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eL’équipe de recherche réunissait des spécialistes de diverses disciplines : chirurgie thoracique, médecine interne, chirurgie cardiovasculaire, anesthésiologie et gynécologie, offrant ainsi une expertise pluridisciplinaire pour aborder ces tumeurs complexes.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"epidemiology\"\u003eÉpidémiologie de ces tumeurs\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eLes tumeurs neuroendocrines pulmonaires sont considérées comme rares. Leur incidence varie selon le type :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003eLes carcinoïdes pulmonaires : 0,2 à 2 cas pour 100 000 personnes aux États-Unis et dans l’Union européenne\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eUne augmentation alarmante de l’incidence allant jusqu’à 6 % par an a été observée pour les TNEP\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eUne étude américaine (2004-2014) a relevé une hausse annuelle de 7 % des cas\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eUne autre étude a montré une incidence passant de 1,09 pour 100 000 en 1990 à 5,25 pour 100 000 en 2004\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003cp\u003eCette augmentation semble surtout due aux tumeurs carcinoïdes plutôt qu’aux formes plus agressives. Les tumeurs pulmonaires comprennent 75 à 80 % de tumeurs neuroendocrines, réparties comme suit :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003e1 à 2 % de tumeurs carcinoïdes\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e3 % de carcinomes neuroendocrines à grandes cellules (CNGPC)\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e15 à 20 % de cancers pulmonaires à petites cellules (CPPC)\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003cp\u003eLes carcinoïdes pulmonaires surviennent généralement entre 40 et 60 ans, avec un âge médian de 45 ans. Ce sont les tumeurs pulmonaires primaires les plus fréquentes chez l’enfant et l’adolescent. Contrairement aux autres cancers pulmonaires, le tabagisme n’est pas un facteur de risque significatif pour les carcinoïdes, bien qu’il soit fortement associé au CPPC et au CNGPC.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLes carcinoïdes typiques sont environ 10 fois plus fréquents que les atypiques, mais ces derniers métastasent dans 50 % des cas. Environ 28 % des patients présentent des métastases synchrones (détectées en même temps que la tumeur primitive) au moment du diagnostic.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"classification\"\u003eTypes et grades des tumeurs neuroendocrines pulmonaires\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eL’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe les tumeurs neuroendocrines pulmonaires en quatre catégories principales selon leurs caractéristiques microscopiques :\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eCarcinoïde typique (CT) :\u003c\/strong\u003e Aspect carcinoïde au microscope, avec moins de 2 mitoses par 2 mm² (soit 10 champs à fort grossissement), absence de nécrose, et taille ≥ 0,5 cm.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eCarcinoïde atypique (CA) :\u003c\/strong\u003e Morphologie carcinoïde avec 2 à 10 mitoses par 2 mm² ou présence de nécrose (souponctiforme).\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eCarcinome neuroendocrine à grandes cellules (CNGPC) :\u003c\/strong\u003e Architectures neuroendocrines (amas organoïdes, palissades, travées), index mitotique \u0026gt; 11 par 2 mm² (médiane : 70), souvent de larges plages de nécrose. Cellules de grande taille avec faible rapport nucléo-cytoplasmique.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eCancer pulmonaire à petites cellules (CPPC) :\u003c\/strong\u003e Petites cellules à cytoplasme réduit, chromatine fine granulaire, absence de nucléoles, index mitotique très élevé (médiane : 80 par 2 mm²) et nécrose étendue fréquente.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eEn 2018, l’OMS et le Centre international de recherche sur le cancer ont établi un système de grading :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003eG1 : Carcinome neuroendocrine bien différencié (carcinoïde typique)\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eG2 : Carcinome neuroendocrine modérément différencié (carcinoïde atypique)\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eG3 : Carcinome neuroendocrine peu différencié (inclut CNGPC et CPPC)\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003cp\u003eCertains chercheurs proposent de subdiviser les tumeurs neuroendocrines de haut grade en trois types selon leurs caractéristiques moléculaires : TNEP primitives agressives de haut grade (70-75 % des CPPC), TNEP secondaires de haut grade (20-25 %), et TNEP indolentes (5 %, incluant certains carcinoïdes chez les femmes et les jeunes).\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"precursor-lesions\"\u003eLésions précancéreuses\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eCertaines TNEP pourraient se développer à partir de lésions précancéreuses, notamment l’hyperplasie des cellules neuroendocrines pulmonaires, souvent observée dans les maladies pulmonaires chroniques (bronchectasies, bronchiolite oblitérante, maladie interstitielle).\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eDans environ 25 % des carcinoïdes, on retrouve une hyperplasie neuroendocrine dans le tissu pulmonaire adjacent. Lorsque cette prolifération forme des nodules de moins de 0,5 cm, on parle de « tumorlet ». Ceux-ci ne présentent ni mitose ni nécrose et ont un faible index Ki67.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eUne autre condition, l’hyperplasie neuroendocrine cellulaire pulmonaire idiopathique diffuse (DIPNECH), associe fibrose et petits agrégats nodulaires de cellules neuroendocrines. Elle touche surtout les femmes et les patients atteints de bronchiolite oblitérante. Environ 5 % des carcinoïdes typiques et atypiques sont associés à la néoplasie endocrinienne multiple de type 1 (NEM1), un syndrome génétique.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCertaines tumeurs présentent une « différenciation multidirectionnelle », c’est-à-dire qu’elles contiennent différents types cellulaires (cellules à mucus, cellules squameuses) aux côtés des composantes neuroendocrines, ce qui explique les formes mixtes occasionnelles.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"symptoms\"\u003eSymptômes et manifestations cliniques\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eLes symptômes des TNEP dépendent de la localisation, du type, de la taille et de l’agressivité de la tumeur. Les manifestations les plus fréquentes des carcinoïdes incluent :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003eToux\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eEssoufflement (dyspnée)\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eInfections respiratoires récurrentes\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eExpectoration de sang (hémoptysie)\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003cp\u003eLes TNEP périphériques sont souvent asymptomatiques et découvertes fortuitement. Selon leur activité hormonale, on distingue :\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eTumeurs fonctionnelles (sécrétantes) :\u003c\/strong\u003e Produisent des hormones ou précurseurs hormonaux. Plus de 90 % des TNEP sont non fonctionnelles, mais lorsqu’elles sécrètent, elles peuvent provoquer :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003eSyndrome de Cushing (sécrétion d’ACTH)\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eSIADH (sécrétion inappropriée d’ADH)\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eSyndrome carcinoïde (sécrétion de sérotonine)\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eTumeurs non fonctionnelles :\u003c\/strong\u003e Ne produisent pas d’hormones significatives.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCertains syndromes paranéoplasiques sont associés aux TNEP, comme le syndrome myasthénique de Lambert-Eaton et le syndrome cérébelleux avec encéphalite limbique.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"staging\"\u003eStadification de ces tumeurs\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eLa stadification des TNEP suit le système TNM utilisé pour les autres cancers pulmonaires (7ᵉ édition UICC\/AJCC). Ce système s’applique à tous les types de TNEP.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe système TNM évalue :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003eT (Tumeur) : Taille et extension de la tumeur primitive\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eN (Nodes) : Atteinte ganglionnaire\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eM (Métastases) : Extension à distance\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003cp\u003eCette stadification est cruciale pour orienter le traitement et évaluer le pronostic. Tous les types de TNEP peuvent métastaser, mais la probabilité varie selon le type tumoral.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"molecular-landscape\"\u003eCaractéristiques moléculaires et biologiques\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eLa caractérisation moléculaire des TNEP est devenue essentielle pour le diagnostic et le traitement. Les marqueurs immunologiques aident à différencier les types tumoraux :\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eParmi les marqueurs couramment utilisés : chromogranine A, synaptophysine, CD56, énolase neurospécifique (NSE). L’antigène Ki-67 est particulièrement utile pour distinguer les tumeurs bien différenciées des peu différenciées. La combinaison du Ki-67, de l’index mitotique et de la nécrose permet un diagnostic plus précis.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCertaines études identifient un « carcinoïde hautement prolifératif » avec Ki-67 \u0026gt; 20 % mais index mitotique \u0026lt; 10 par mm². Les marqueurs de localisation incluent TTF1 (poumon), CDX2 (intestin), ISL et PAX8 (pancréas et rectum).\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLes études génétiques révèlent :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003eLe CPPC est TTF1-positif dans \u0026gt; 90 % des cas\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eLes mutations TP53 et RB1 aident à différencier les sous-types de CNGPC\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eLa perte de RB1 survient dans 80-100 % des TNEP de haut grade\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eDeux sous-types moléculaires de CNGPC : Type I (mutations TP53 et STK11\/KEAP1, 37 %), Type II (inactivation TP53 et RB1, 42 %)\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003cp\u003eLa protéine PD-L1, qui aide les cellules cancéreuses à échapper au système immunitaire, est présente dans 10,4 % des CNGPC et 5,8 % des CPPC, mais pas dans les carcinoïdes. Cela a des implications pour l’immunothérapie.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eD’autres marqueurs prometteurs sont à l’étude : CXCL-12 pour les carcinoïdes atypiques, stathmine-1 pour les tumeurs de haut grade, nestine pour différencier CNGPC et carcinoïdes, et expression de DLL3 dans le CNGPC et le CPPC.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eUn faible taux de 5-HIAA (métabolite de la sérotonine) avec un taux élevé de chromogranine A peut indiquer un pronostic moins favorable. Les marqueurs inflammatoires comme le rapport neutrophiles-lymphocytes (RNL) et la lactate déshydrogénase (LDH) fournissent aussi des informations pronostiques.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"diagnosis\"\u003eDémarches diagnostiques\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eLe diagnostic des TNEP nécessite une approche multidisciplinaire. Plus de 40 % des cas sont découverts fortuitement à la radiographie thoracique. La tomodensitométrie (TDM) thoracique avec contraste est l’examen de référence.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003ePour détecter les TNEP bien différenciées, la tomographie par émission monophotonique au 99mTc-Tektrotyd (ciblant les récepteurs de la somatostatine) est très efficace. Pour les TNEP de bas grade, la TEP au 68Ga-DOTANOC offre une meilleure sensibilité.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLa TEP au 18-FDG est utile pour les TNEP de bas et intermédiaire grade, avec une sensibilité comparable aux autres techniques TEP. La TEP aux récepteurs de la somatostatine est précieuse pour identifier les métastases.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLa bronchoscopie est très utile, surtout pour les tumeurs bronchiques. C’est une méthode sûre et courante pour obtenir des prélèvements tissulaires.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLe processus diagnostique comprend généralement :\u003c\/p\u003e\n\u003col\u003e\n\u003cli\u003eImagerie pour localiser la tumeur\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eBiopsie pour prélèvement tissulaire\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eExamen microscopique par l’anatomopathologiste\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eColoration immunohistochimique pour marqueurs spécifiques\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eTests génétiques parfois pour guider le traitement\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ol\u003e\n\u003ch2 id=\"treatment\"\u003eOptions thérapeutiques\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eL’objectif principal pour les TNEP localisées est l’exérèse chirurgicale complète. L’approche dépend de la taille, de la localisation et du type de tumeur.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003ePour les TNEP avancées non résécables, les options incluent :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003eAnalogues de la somatostatine pour contrôler les symptômes hormonaux\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eÉvérolimus pour les tumeurs progressives\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eThérapie par radionucléides des récepteurs peptidiques (TRRP) pour les tumeurs exprimant les récepteurs de la somatostatine\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eChimiothérapie similaire à celle du CPPC\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eImmunothérapie pour les tumeurs exprimant PD-L1\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003cp\u003eLa planification thérapeutique requiert une équipe multidisciplinaire (chirurgiens, oncologues, radio-oncologues, pneumologues, anatomopathologistes) pour élaborer des stratégies individualisées.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"clinical-implications\"\u003eImplications cliniques pour les patients\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eCette revue met en lumière plusieurs points importants :\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003ePremièrement, les TNEP forment un groupe hétérogène avec des comportements et pronostics très variables. Un diagnostic précis du type et du grade est essentiel pour choisir le traitement adapté.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eDeuxièmement, l’incidence croissante de ces tumeurs stimule la recherche pour mieux les comprendre et développer de meilleurs traitements. La caractérisation moléculaire permet des thérapies plus ciblées, améliorant les résultats et réduisant les effets secondaires.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eTroisièmement, la complexité des TNEP nécessite une prise en charge dans des centres experts. L’approche multidisciplinaire assure une prise en charge exhaustive.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eEnfin, les stratégies thérapeutiques évoluent rapidement avec les avancées de la recherche. Participer à des essais cliniques, quand c’est approprié, peut permettre d’accéder à des traitements innovants tout en contribuant à la science.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"limitations\"\u003eLimites de l’étude\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eCette revue, bien qu’informative, présente certaines limites. En tant que revue de littérature et non recherche originale, elle est sujette au biais de publication — tendance à publier davantage les études avec résultats positifs.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLes études couvrent quatre décennies, durant lesquelles les critères diagnostiques, les classifications et les traitements ont beaucoup évolué, rendant les comparaisons difficiles.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eLa rareté des TNEP implique que la plupart des études portent sur de petits effectifs, limitant la puissance statistique. Beaucoup d’études sont rétrospectives, introduisant des biais potentiels.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eEnfin, les progrès rapides des tests moléculaires et des thérapies ciblées peuvent rendre certaines informations obsolètes relativement vite.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2 id=\"recommendations\"\u003eRecommandations aux patients\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eSur la base de cette revue, voici quelques recommandations importantes :\u003c\/p\u003e\n\u003col\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eRecherchez des soins spécialisés :\u003c\/strong\u003e En raison de leur complexité et rareté, les TNEP doivent être prises en charge dans des centres experts.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eAssurez-vous d’un bilan complet :\u003c\/strong\u003e Veillez à ce que le diagnostic inclue les colorations immunohistochimiques et, si besoin, des tests moléculaires pour classer précisément la tumeur.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eDiscutez de toutes les options thérapeutiques :\u003c\/strong\u003e Selon le type et le stade, explorez les options chirurgicales, médicales et émergentes (thérapies ciblées, immunothérapie).\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eEnvisagez un conseil génétique :\u003c\/strong\u003e Environ 5 % des carcinoïdes sont associés au syndrome NEM-1 ; un conseil génétique peut être indiqué, surtout en cas d’antécédents familiaux.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eRenseignez-vous sur les essais cliniques :\u003c\/strong\u003e Informez-vous sur les essais disponibles pour accéder à de nouveaux traitements prometteurs.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eRecherchez du soutien :\u003c\/strong\u003e Contactez des associations de patients spécialisées dans les tumeurs neuroendocrines pour ressources et soutien.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eMaintenez un suivi à long terme :\u003c\/strong\u003e Ces tumeurs nécessitent une surveillance prolongée, car certaines peuvent récidiver tardivement.\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ol\u003e\n\u003ch2 id=\"source\"\u003eInformations sur la source\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eTitre original de l’article :\u003c\/strong\u003e Tumeurs neuroendocrines pulmonaires : une revue systématique de la littérature (Revue)\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eAuteurs :\u003c\/strong\u003e Cornel Savu, Alexandru Melinte, Camelia Diaconu, Ovidiu Stiru, Florentina Gherghiceanu, Ștefan Dragoș Octavian Tudorica, Oana Clementina Dumitrașcu, Angelica Bratu, Irena Balescu, Nicolae Bacalbasa\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003ePublication :\u003c\/strong\u003e Experimental and Therapeutic Medicine 23: 176, 2022\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eReçu :\u003c\/strong\u003e 25 juin 2021 ; \u003cstrong\u003eAccepté :\u003c\/strong\u003e 27 juillet 2021\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eDOI :\u003c\/strong\u003e 10.3892\/etm.2021.11099\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eCet article adapté aux patients s’appuie sur une recherche évaluée par des pairs et vise à faciliter la compréhension des informations médicales complexes sur les TNEP. Consultez toujours votre équipe soignante pour des conseils personnalisés.\u003c\/p\u003e","brand":"Diagnostic Detectives Network","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":45210119700636,"sku":null,"price":0.0,"currency_code":"USD","in_stock":true}],"url":"https:\/\/diagnosticdetectives.com\/fr\/products\/understanding-lung-neuroendocrine-tumors-a-comprehensive-patient-guide","provider":"DiagnosticDetectives.Com","version":"1.0","type":"link"}