{"product_id":"adding-pembrolizumab-keytruda-to-chemotherapy-improves-survival-in-early-triple-negative-breast-cancer","title":"L'ajout de Pembrolizumab (Keytruda) à la chimiothérapie améliore la survie dans le cancer du sein triple négatif précoce","description":"\u003cp\u003eL'essai clinique KEYNOTE-522 a montré que l'ajout du médicament d'immunothérapie pembrolizumab (Keytruda) à la chimiothérapie standard avant et après la chirurgie améliore significativement les résultats pour les patients atteints d'un cancer du sein triple négatif de stade précoce, l'une des formes les plus agressives du cancer du sein. Après un suivi médian d'environ 39 mois, 84,5 % des patients ayant reçu pembrolizumab combiné à une chimiothérapie étaient en vie sans récidive ni progression du cancer, contre 76,8 % de ceux qui ont reçu uniquement une chimiothérapie — soit une réduction de 37 % du risque d'événements liés au cancer ou de décès. Ces résultats établissent pembrolizumab comme une nouvelle option thérapeutique importante pouvant aider à prévenir la récidive dans cette maladie difficile à traiter.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch1\u003eL'ajout de Pembrolizumab (Keytruda) à la chimiothérapie améliore la survie dans le cancer du sein triple négatif précoce\u003c\/h1\u003e\n\n\u003ch2\u003eTable des matières\u003c\/h2\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#ddn-key-points\"\u003ePoints clés\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#background\"\u003eComprendre le cancer du sein triple négatif\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#study\"\u003eÀ propos de l'essai KEYNOTE-522\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#participants\"\u003eQui a participé à l'étude\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#treatment\"\u003eLe plan de traitement\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#endpoints\"\u003eComment l'étude a mesuré le succès\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#findings\"\u003eRésultats clés : survie sans événement\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#events\"\u003eAnalyse des premiers événements\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#survival\"\u003eSurvie globale et autres résultats\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#safety\"\u003eSécurité et effets secondaires\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#limitations\"\u003eForces et limites de l'étude\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\u003ca href=\"#implications\"\u003eCe que cela signifie pour les patients\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#ddn-faq\"\u003eQuestions fréquemment posées\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003e\u003ca href=\"#source\"\u003eInformations sur la source\u003c\/a\u003e\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003c!-- ddn:keypoints:start --\u003e\n\u003ch2 id=\"ddn-key-points\"\u003ePoints clés\u003c\/h2\u003e\n\u003cul\u003e\n\u003cli\u003eDans l'essai KEYNOTE-522 portant sur 1 174 patients, l'ajout de pembrolizumab à la chimiothérapie a réduit le risque d'événements liés au cancer ou de décès de 37 % dans le cancer du sein triple négatif précoce.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eLa survie sans événement à 3 ans était de 84,5 % avec pembrolizumab plus chimiothérapie contre 76,8 % avec la chimiothérapie seule.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eLe groupe pembrolizumab présentait un taux plus faible de récidues à distance (7,7 %) par rapport à la chimiothérapie seule (13,1 %).\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eCe bénéfice était constant dans tous les sous-groupes de patients, indépendamment de l'expression du PD-L1 ou de l'atteinte des ganglions lymphatiques.\u003c\/li\u003e\n\u003cli\u003eDes effets indésirables graves liés au traitement sont survenus chez 34,1 % des patients sous pembrolizumab contre 20,1 % avec la chimiothérapie seule ; les décès liés au traitement étaient rares.\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\u003c!-- ddn:keypoints:end --\u003e\n\n\n\u003ch2 id=\"background\"\u003eComprendre le cancer du sein triple négatif\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eLe cancer du sein triple négatif (CSTN) est un sous-type de cancer du sein qui manque de trois récepteurs communs qui alimentent la plupart des cancers du sein : les récepteurs aux œstrogènes, les récepteurs à la progestérone et la protéine HER2. Parce que ces tumeurs ne répondent pas à l'hormonothérapie ou aux médicaments ciblant HER2, le traitement repose traditionnellement sur la chimiothérapie.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLe CSTN est connu pour être plus agressif que les autres types de cancer du sein. Même lorsque les patients reçoivent le régime de chimiothérapie standard à visée curative contenant des anthracyclines (telles que la doxorubicine ou l'épirubicine) et des taxanes (tels que le paclitaxel), le risque de récidive et de décès reste substantiel.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLes chiffres sont alarmants : parmi les patients atteints d'un cancer du sein triple négatif au stade II ou III, environ 71 % sont vivants et exempts d'événements liés au cancer à 5 ans, et la survie globale à 5 ans est d'environ 77 %. Pour les patients atteints de la maladie à un stade précoce, la chimiothérapie néoadjuvante — chimiothérapie administrée \u003cem\u003eavant\u003c\/em\u003e la chirurgie — est la norme actuelle des soins.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eL'objectif à court terme de la thérapie néoadjuvante est d'obtenir une \u003cstrong\u003eréponse pathologique complète\u003c\/strong\u003e, ce qui signifie qu'aucun cancer invasif ne subsiste dans le tissu mammaire et les ganglions lymphatiques au moment de la chirurgie. Les patients qui obtiennent cette réponse ont tendance à avoir de meilleurs résultats à long terme. L'objectif à long terme de l'association d'une thérapie néoadjuvante et adjuvante (post-chirurgicale) est d'empêcher le cancer de revenir sous forme de maladie métastatique.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eCes dernières années, les chercheurs ont exploré si les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires — des médicaments qui aident le système immunitaire du corps à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses — pourraient améliorer les résultats dans le CSTN. Ces médicaments ciblent des protéines appelées \u003cstrong\u003eprogrammed death 1 (PD-1)\u003c\/strong\u003e ou \u003cstrong\u003eprogrammed death ligand 1 (PD-L1)\u003c\/strong\u003e, que les cellules cancéreuses utilisent pour se cacher du système immunitaire.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eL'essai KEYNOTE-522 a été conçu pour répondre à une question critique : l'ajout de l'inhibiteur PD-1 pembrolizumab à la chimiothérapie standard pourrait-il améliorer les résultats pour les patients atteints d'un CSTN à un stade précoce ?\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2 id=\"study\"\u003eÀ propos de l'essai KEYNOTE-522\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eKEYNOTE-522 est un essai clinique de phase 3, randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo — considéré comme la norme d'or de la recherche médicale. Dans un essai en double aveugle, ni les patients ni leurs médecins ne savent qui reçoit le médicament actif ou le placebo, ce qui permet d'éliminer les biais.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eL'essai a été mené dans 181 centres (plus 2 centres satellites) à travers 21 pays, ce qui en fait l'une des études les plus étendues jamais réalisées dans cette population de patients. Les patients ont été inscrits de mars 2017 à septembre 2018.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eChaque patient a été assigné au hasard selon un \u003cstrong\u003erapport de 2:1\u003c\/strong\u003e — ce qui signifie que pour chaque patient ayant reçu un placebo, deux ont reçu du pembrolizumab. Au total, 1 174 patients ont été inscrits : \u003cstrong\u003e784 dans le groupe pembrolizumab–chimiothérapie et 390 dans le groupe placebo–chimiothérapie\u003c\/strong\u003e.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eAvant la randomisation, les patients ont été stratifiés (regroupés) selon trois facteurs :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n  \u003cli\u003eLe statut ganglionnaire (si le cancer s'était propagé aux ganglions lymphatiques : positif ou négatif)\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eLa taille de la tumeur (T1, signifiant un diamètre tumoral supérieur à 1,0 à 2,0 cm ; T2, supérieur à 2,0 à 5,0 cm ; T3, supérieur à 5,0 cm ; ou T4, maladie localement avancée)\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eLa fréquence de l'administration de carboplatin (une fois par semaine ou une fois toutes les 3 semaines)\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003cp\u003eL'essai a été parrainé par Merck Sharp and Dohme, une filiale de Merck, et a été supervisé par un comité indépendant de surveillance des données et de la sécurité qui a périodiquement examiné les résultats en matière de sécurité et d'efficacité. Tous les patients ont fourni un consentement éclairé écrit, et le protocole de l'essai a été approuvé par les comités d'éthique de chaque institution participante.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eCe rapport décrit les résultats de la \u003cstrong\u003equatrième analyse intermédiaire prévue, avec une date de coupure des données au 23 mars 2021\u003c\/strong\u003e. Le suivi médian à ce stade était de \u003cstrong\u003e39,1 mois\u003c\/strong\u003e (intervalle, 30,0 à 48,0 mois).\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2 id=\"participants\"\u003eQui ont participé à l'étude\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eL'étude a inclus des patients adultes atteints d'un \u003cstrong\u003ecancer du sein triple négatif de stade II ou III, non métastatique, nouvellement diagnostiqué et n'ayant jamais reçu de traitement\u003c\/strong\u003e. Le statut triple négatif a été confirmé de manière centralisée selon les lignes directrices standard de l'American Society of Clinical Oncology et du College of American Pathologists.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLes patients éligibles présentaient des caractéristiques tumorales spécifiques, notamment une maladie T1c N1–2 ou T2–4 N0–2 (selon la 7e édition des critères de stadification de l'American Joint Committee on Cancer). Ils devaient également avoir un bon état général — spécifiquement un score d'état de performance Eastern Cooperative Oncology Group (ECOG) de 0 ou 1, ce qui signifie qu'ils étaient entièrement actifs ou seulement limités dans les activités physiquement éprouvantes, mais capables d'effectuer un travail léger ou sédentaire.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLes patients étaient éligibles à l'essai \u003cstrong\u003equel que soit leur statut d'expression du PD-L1\u003c\/strong\u003e, ce qui signifie que le médicament a été étudié chez tous les patients atteints de TNBC précoce, et pas seulement chez ceux dont les tumeurs testaient positif pour le PD-L1.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eIl est important de noter qu'au départ, les caractéristiques des patients étaient bien équilibrées entre les deux groupes de traitement, ce qui signifie que les groupes étaient comparables en termes d'âge, de stade de la maladie et d'autres facteurs importants.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eAu total, 783 patients du groupe pembrolizumab–chimiothérapie et 389 du groupe placebo–chimiothérapie ont reçu au moins une dose de traitement d'essai ou ont subi une chirurgie (population « telle que traitée »). Aucun patient ne recevait encore un traitement au moment de cette analyse.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2 id=\"treatment\"\u003eLe plan de traitement\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eLe plan de traitement dans KEYNOTE-522 était soigneusement structuré et comprenait deux phases : une phase néoadjuvante (pré-chirurgicale) et une phase adjuvante (post-chirurgicale).\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003ePhase néoadjuvante :\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003col\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003ePremier traitement néoadjuvant (cycles 1–4) :\u003c\/strong\u003e Les patients ont reçu quatre cycles de pembrolizumab (200 mg) ou de placebo, administrés par perfusion intraveineuse toutes les 3 semaines. Parallèlement, tous les patients ont reçu du paclitaxel (80 mg par mètre carré de surface corporelle) une fois par semaine, ainsi que du carboplatin — soit à une dose calibrée sur une aire sous la courbe concentration-temps (AUC) de 5 mg par millilitre par minute, administrée toutes les 3 semaines, soit à 1,5 mg par millilitre par minute, administrée une fois par semaine pendant les 12 premières semaines.\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eSecond traitement néoadjuvant (cycles 5 à 8) :\u003c\/strong\u003e Les patients ont ensuite reçu quatre cycles supplémentaires de pembrolizumab ou de placebo, à nouveau une fois toutes les 3 semaines, en association soit avec la doxorubicin (60 mg par mètre carré) soit avec l'epirubicin (90 mg par mètre carré), plus le cyclophosphamide (600 mg par mètre carré), le tout administré une fois toutes les 3 semaines pendant 12 semaines.\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ol\u003e\n\n\u003cp\u003eDes glucocorticoïdes pouvaient être utilisés pour prévenir les réactions allergiques avant la chimiothérapie et pour gérer les effets secondaires liés à l'immunité.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eAprès avoir terminé la phase néoadjuvante, les patients ont subi \u003cstrong\u003ela chirurgie définitive\u003c\/strong\u003e — soit une chirurgie conservatrice du sein, soit une mastectomie, avec évaluation des ganglions sentinelle ou dissection axillaire — 3 à 6 semaines après leur dernier cycle de traitement néoadjuvant.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003ePhase adjuvante :\u003c\/strong\u003e Après la chirurgie, les patients ont reçu une radiothérapie selon les indications cliniques, ainsi que du pembrolizumab (groupe pembrolizumab–chimiothérapie) ou du placebo (groupe placebo–chimiothérapie) une fois toutes les 3 semaines pendant jusqu'à neuf cycles supplémentaires. Le pembrolizumab adjuvant ou le placebo pouvait commencer soit en même temps que la radiothérapie, soit 2 semaines après la fin de celle-ci. Il est à noter qu'un traitement adjuvant par la capecitabine (un autre médicament de chimiothérapie) n'était pas autorisé dans cet essai.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLes patients ont arrêté le traitement si leur maladie progressait d'une manière empêchant la chirurgie, si le cancer récidivait, ou s'ils présentaient des effets secondaires inacceptables.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2 id=\"endpoints\"\u003eComment l'étude a mesuré le succès\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eL'essai avait deux \u003cstrong\u003eobjectifs principaux\u003c\/strong\u003e (les résultats principaux utilisés pour déterminer si le traitement était efficace) :\u003c\/p\u003e\n\n\u003col\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eRéponse pathologique complète (RPC) :\u003c\/strong\u003e Définie comme l'absence de cancer invasif résiduel dans le sein et l'absence de cancer dans les ganglions lymphatiques prélevés au moment de la chirurgie définitive (stade pathologique ypT0–Tis ypN0). Ces résultats ont été rapportés précédemment lors d'une analyse antérieure de cet essai et ont montré qu'un nombre significativement plus élevé de patients a atteint une RPC avec le pembrolizumab.\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eSurvie sans événement (SSE) :\u003c\/strong\u003e Définie comme la durée entre la randomisation et survenue du premier des événements suivants : progression de la maladie empêchant la chirurgie définitive, récidive locale (retour du cancer dans la même zone), récidive à distance (propagation du cancer vers d'autres parties du corps), développement d'un deuxième cancer primitif, ou décès pour quelque cause que ce soit.\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ol\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eObjectifs secondaires\u003c\/strong\u003e comprenaient :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n  \u003cli\u003eSurvie globale (durée de vie des patients, indépendamment du retour du cancer)\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eSurvie sans événement chez les patients atteints de tumeurs positives pour le PD-L1\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eRéponse pathologique complète selon une définition plus stricte (absence de cancer invasif ou in situ résiduel, ypT0 ypN0)\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eRéponse pathologique complète définie comme l'absence de cancer invasif dans le sein, indépendamment du carcinome in situ ductal ou de l'atteinte des ganglions lymphatiques (ypT0–Tis)\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003cp\u003eUn \u003cstrong\u003ecritère d'évaluation exploratoire\u003c\/strong\u003e était la survie sans progression à distance ou sans rechute à distance, définie comme le temps écoulé entre la randomisation et la propagation du cancer à distance, une rechute à distance ou le décès pour toute cause.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eSuivi des patients :\u003c\/strong\u003e Après l'achèvement de la thérapie néoadjuvante, les patients ont été suivis pour leur statut de la maladie et leur survie tous les 3 mois pendant les deux premières années suivant la randomisation, puis tous les 6 mois pendant les années 3 à 5, et annuellement par la suite.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eTest du PD-L1 :\u003c\/strong\u003e Les échantillons tumoraux ont été testés dans un laboratoire central à l'aide du dosage pharmDx IHC 22C3 du PD-L1. L'expression du PD-L1 a été mesurée à l'aide du \u003cstrong\u003escore combiné positif (CPS)\u003c\/strong\u003e, qui correspond au nombre de cellules positives pour le PD-L1 (cellules tumorales, lymphocytes et macrophages) divisé par le nombre total de cellules tumorales, multiplié par 100. Un CPS de 1 ou plus a été considéré comme positif pour le PD-L1.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2 id=\"findings\"\u003ePrincipaux résultats : Survie sans événement\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eLes résultats de cette quatrième analyse intermédiaire planifiée étaient frappants. Au total, \u003cstrong\u003e123 patients (15,7 %) du groupe pembrolizumab–chimiothérapie ont présenté un événement ou sont décédés, contre 93 patients (23,8 %) du groupe placebo–chimiothérapie\u003c\/strong\u003e.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLe rapport de cotes pour un événement ou un décès était de \u003cstrong\u003e0,63 [intervalle de confiance à 95 % (IC), 0,48 à 0,82 ; P\u0026lt;0,001]\u003c\/strong\u003e. En termes simples, cela signifie que les patients ayant reçu du pembrolizumab avaient un \u003cstrong\u003erisque réduit de 37 %\u003c\/strong\u003e de subir un événement lié au cancer ou de décéder pendant la période de suivi par rapport aux patients ayant reçu uniquement une chimiothérapie.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLa \u003cstrong\u003esurvie sans événement estimée à 36 mois\u003c\/strong\u003e (3 ans) était :\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003e84,5 %\u003c\/strong\u003e [IC à 95 %, 81,7 à 86,9] dans le groupe pembrolizumab–chimiothérapie\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003e76,8 %\u003c\/strong\u003e [IC à 95 %, 72,2 à 80,7] dans le groupe placebo–chimiothérapie\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003cp\u003eCela signifie qu'à 3 ans, environ 84 patients sur 100 ayant reçu du pembrolizumab étaient vivants et sans événement lié au cancer, contre environ 77 sur 100 ayant reçu uniquement une chimiothérapie — soit une différence de 7,7 points de pourcentage en faveur du pembrolizumab.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLa survie médiane sans événement n'a \u003cstrong\u003epas été atteinte dans aucun des deux groupes\u003c\/strong\u003e, ce qui signifie qu'au moment de cette analyse, plus de la moitié des patients des deux groupes étaient toujours sans événement ; les chercheurs ne pouvaient donc pas encore calculer un temps de survie « moyen », ce qui est un bon signe.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLe seuil statistique de signification pour cette analyse intermédiaire était P\u0026lt;0,01034 (un niveau alpha bilatéral), et le résultat a facilement franchi ce seuil, confirmant que l'amélioration de la survie sans événement était statistiquement significative et non due au hasard.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2 id=\"events\"\u003eAnalyse des premiers événements\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eLes chercheurs ont également examiné les types spécifiques d'événements survenus en premier dans chaque groupe. La compréhension de ces détails aide les médecins à savoir exactement quel bénéfice le pembrolizumab apporte.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eVoici la répartition des premiers événements dans l'essai :\u003c\/p\u003e\n\n\u003cul\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eProgression de la maladie ayant empêché une chirurgie définitive :\u003c\/strong\u003e 14 patients (1,8 %) dans le groupe pembrolizumab vs. 15 patients (3,8 %) dans le groupe placebo\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eRécidive locale\u003c\/strong\u003e (cancer qui revient dans le sein ou la paroi thoracique) : 28 patients (3,6 %) vs. 17 patients (4,4 %)\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eRécidive à distance\u003c\/strong\u003e (cancer qui s'étend à d'autres organes) : 60 patients (7,7 %) vs. 51 patients (13,1 %) — il s'agissait du type d'événement le plus fréquent dans les deux groupes\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eCancer primitif secondaire\u003c\/strong\u003e (un cancer entièrement nouveau) : 6 patients (0,8 %) vs. 4 patients (1,0 %). Les sites des cancers primitifs secondaires comprenaient le sang, la moelle osseuse, la paroi thoracique, le côlon, l'endomètre, les ovaires, l'estomac et la langue\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eDécès\u003c\/strong\u003e : 15 patients (1,9 %) vs. 6 patients (1,5 %)\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003cp\u003eIl est à noter que 13 patients du groupe pembrolizumab et 9 du groupe placebo ayant présenté une récurrence locale ont ensuite développé une récurrence à distance.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eL'observation la plus importante ici est que l'écart le plus important entre les groupes concernait la \u003cstrong\u003erécurrence à distance\u003c\/strong\u003e — le type de récurrence le plus dangereux car il signifie que le cancer s'est propagé à d'autres parties du corps. Le groupe pembrolizumab a présenté un taux de récurrence à distance presque divisé par deux (7,7 % vs. 13,1 %).\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLe bénéfice en termes de survie sans événement était \u003cstrong\u003ecohérent dans tous les sous-groupes de patients prédéfinis\u003c\/strong\u003e, y compris les sous-groupes définis par l'expression du PD-L1 et l'atteinte des ganglions lymphatiques. Cela signifie que le bénéfice a été observé indépendamment du fait que la tumeur d'un patient soit testée positive ou négative pour le PD-L1, et indépendamment du fait que le cancer se soit propagé aux ganglions lymphatiques.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2 id=\"survival\"\u003eSurvie globale et autres résultats\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eLa survie globale\u003c\/strong\u003e — la mesure ultime de l'aide qu'un traitement apporte aux patients pour vivre plus longtemps — a montré une tendance prometteuse, bien que les données soient encore immatures au moment de cette analyse.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cul\u003e\n  \u003cli\u003eUn total de \u003cstrong\u003e80 patients (10,2 %) du groupe pembrolizumab sont décédés\u003c\/strong\u003e, contre \u003cstrong\u003e55 patients (14,1 %) du groupe placebo\u003c\/strong\u003e\n\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eLe rapport de risque pour le décès était de \u003cstrong\u003e0,72 (IC à 95 %, 0,51 à 1,02)\u003c\/strong\u003e — suggérant une réduction de 28 % du risque de décès, bien que cela n'ait pas tout à fait atteint la signification statistique car l'intervalle de confiance inclut 1,0\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eLa survie globale estimée à 36 mois était de \u003cstrong\u003e89,7 %\u003c\/strong\u003e (IC à 95 %, 87,3 à 91,7) dans le groupe pembrolizumab vs. \u003cstrong\u003e86,9 %\u003c\/strong\u003e (IC à 95 %, 83,0 à 89,9) dans le groupe placebo\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eLa survie globale médiane était \u003cstrong\u003enon atteinte dans aucun des deux groupes\u003c\/strong\u003e\n\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003cp\u003eEn d'autres termes, à 3 ans, environ 90 % des patients ayant reçu du pembrolizumab étaient toujours en vie, contre environ 87 % de ceux ayant reçu uniquement la chimiothérapie. Les chercheurs notent que le suivi pour la survie globale est en cours, et ces chiffres peuvent évoluer à mesure que davantage d'événements se produisent.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eLa survie sans progression à distance ou sans récurrence à distance\u003c\/strong\u003e — la mesure de la durée pendant laquelle les patients ont vécu sans que le cancer ne se propage à des organes distants — a montré un rapport de risque de \u003cstrong\u003e0,61 (IC à 95 %, 0,46 à 0,82)\u003c\/strong\u003e en faveur du groupe pembrolizumab. Cela se traduit par une réduction de 39 % du risque de propagation à distance ou de décès.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eAnalyse exploratoire selon la réponse pathologique complète :\u003c\/strong\u003e Les chercheurs ont également examiné si l'obtention d'une réponse pathologique complète (RPC) affectait la survie sans événement, reconnaissant qu'il s'agissait d'une analyse non randomisée et exploratoire :\u003c\/p\u003e\n\n\u003cul\u003e\n  \u003cli\u003eParmi les patients ayant obtenu une RPC, 27 sur 494 (5,5 %) du groupe pembrolizumab et 16 sur 217 (7,4 %) du groupe placebo ont présenté un événement ou sont décédés (rapport de risque, 0,73 ; IC à 95 %, 0,39 à 1,36)\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003cp\u003eCela suggère que même parmi les patients ayant obtenu une réponse complète à la thérapie néoadjuvante, ceux qui ont reçu du pembrolizumab tendaient également à avoir une survie sans événement légèrement meilleure, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative dans cette analyse exploratoire.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2 id=\"safety\"\u003eSécurité et effets secondaires\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eLes résultats de sécurité étaient cohérents avec ce que les chercheurs savaient déjà sur le pembrolizumab et la chimiothérapie à partir des phases antérieures de cet essai et d'autres études. Les événements indésirables se sont produits principalement pendant la phase néoadjuvante du traitement.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eLes effets indésirables liés au traitement les plus fréquents, de tout grade (allant du léger au sévère), étaient \u003cstrong\u003eles nausées, la chute des cheveux (alopécie) et l'anémie\u003c\/strong\u003e — des effets secondaires couramment associés à la chimiothérapie de base utilisée dans cet essai.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003ePrincipales données de sécurité issues de cette analyse :\u003c\/p\u003e\n\n\u003cul\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eL'arrêt du régime de l'essai\u003c\/strong\u003e en raison d'effets indésirables liés au traitement est survenu chez \u003cstrong\u003e27,7 % des patients du groupe pembrolizumab\u003c\/strong\u003e contre \u003cstrong\u003e14,1 % dans le groupe placebo\u003c\/strong\u003e. Ce taux plus élevé d'arrêt dans le groupe pembrolizumab reflète les effets secondaires ajoutés par le médicament d'immunothérapie\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eLes effets indésirables graves liés au traitement\u003c\/strong\u003e sont survenus chez \u003cstrong\u003e34,1 % des patients du groupe pembrolizumab\u003c\/strong\u003e contre \u003cstrong\u003e20,1 % dans le groupe placebo\u003c\/strong\u003e\n\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eLes décès liés au traitement\u003c\/strong\u003e sont survenus chez \u003cstrong\u003e4 patients (0,5 %) dans le groupe pembrolizumab\u003c\/strong\u003e et chez \u003cstrong\u003e1 patient (0,3 %) dans le groupe placebo\u003c\/strong\u003e\n\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003cp\u003eLes effets indésirables ont été surveillés tout au long du traitement et pendant 30 jours après l'arrêt, avec un suivi des effets indésirables graves pendant 90 jours après l'arrêt. Ils ont été classés selon la Classification commune des critères d'évaluation des effets indésirables du National Cancer Institute, version 4.0. Les effets indésirables médiés par l'immunité — des effets secondaires causés par une hyperactivité du système immunitaire — ont été identifiés à l'aide d'une liste prédéfinie de termes médicaux.\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003eIl convient de noter que, bien que le pembrolizumab ait augmenté le risque de certains effets secondaires liés à l'immunité, le bilan global a fortement favorisé le groupe pembrolizumab en raison de la réduction substantielle des rechutes cancéreuses — l'événement qui importe le plus aux patients.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2 id=\"limitations\"\u003eForces et limites de l'étude\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eForces de cet essai :\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n  \u003cli\u003eConception large, randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo (le type de preuve clinique le plus rigoureux)\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eMené dans 21 pays sur 181 sites, rendant les résultats hautement généralisables\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eInclusion de patients quel que soit leur statut PD-L1, reflétant la population réelle des patients atteints de cancer du sein triple négatif\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eSuivi long (médiane de 39,1 mois) pour un essai de ce type\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eLimites de cet essai :\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\n\u003cul\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eLes données de survie globale étaient immatures\u003c\/strong\u003e au moment de cette analyse. Bien qu'une tendance favorable ait été observée (rapport de cotes 0,72), elle n'a pas atteint la signification statistique, et un suivi plus long est nécessaire pour confirmer un bénéfice en termes de survie.\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eLes intervalles de confiance à 95 % des différences entre les groupes \u003cstrong\u003en'ont pas été ajustés pour les comparaisons multiples\u003c\/strong\u003e, ils ne doivent donc pas être utilisés pour inférer des effets thérapeutiques définitifs pour les critères d'évaluation secondaires.\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eL'analyse de la survie sans événement selon la réponse pathologique complète était \u003cstrong\u003eexploratoire et non randomisée\u003c\/strong\u003e, ce qui signifie que les deux groupes (ceux avec une RPC et ceux sans) peuvent ne pas être directement comparables.\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eL'essai a été sponsorisé par l'entreprise pharmaceutique qui fabrique le pembrolizumab, bien qu'il ait été supervisé par un comité de surveillance indépendant.\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003eLa capecitabine adjuvante n'était pas autorisée dans cet essai, la manière dont le pembrolizumab se compare ou s'associe à la capecitabine dans le contexte adjuvant n'est donc pas abordée par cette étude.\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003ch2 id=\"implications\"\u003eCe que cela signifie pour les patients\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eCes résultats apportent la preuve solide que \u003cstrong\u003el'ajout de pembrolizumab à la chimiothérapie standard pour le cancer du sein triple négatif de stade précoce réduit significativement le risque de récidive et de décès\u003c\/strong\u003e. Pour les patientes et leurs médecins, cette étude aide à orienter les décisions thérapeutiques de plusieurs manières importantes :\u003c\/p\u003e\n\n\u003cul\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eL'association pembrolizumab et chimiothérapie avant la chirurgie est désormais une approche prouvée.\u003c\/strong\u003e Cette combinaison augmente non seulement les chances d'obtenir une réponse pathologique complète (comme le montre l'analyse précédente), mais améliore également la survie sans événement à long terme.\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eLe bénéfice s'étend à toutes les patientes atteintes de cancer du sein triple négatif (CSTN) de stade précoce, indépendamment du statut PD-L1.\u003c\/strong\u003e Puisque les patientes étaient éligibles quelle que soit leur expression de PD-L1 et que le bénéfice était constant dans tous les sous-groupes, cette approche thérapeutique s'applique largement à la population CSTN.\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003ePrévenir la récidive à distance est la victoire clé.\u003c\/strong\u003e La plus grande différence entre les deux groupes concernait la récidive à distance (7,7 % contre 13,1 %), ce qui signifie que le pembrolizumab aide à empêcher la propagation du cancer à d'autres organes — la complication la plus redoutée du cancer du sein.\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eLes patientes doivent discuter des effets secondaires avec leur équipe soignante.\u003c\/strong\u003e Le risque d'effets secondaires graves liés au traitement est plus élevé avec le pembrolizumab (34,1 % contre 20,1 %), et davantage de patientes du groupe pembrolizumab ont arrêté le traitement en raison d'effets secondaires (27,7 % contre 14,1 %). Cependant, les décès liés au traitement étaient rares dans les deux groupes.\u003c\/li\u003e\n  \u003cli\u003e\n\u003cstrong\u003eDes données à plus long terme sont encore nécessaires.\u003c\/strong\u003e Bien que les résultats à 3 ans soient très encourageants, l'analyse finale de la survie globale est toujours en cours. Les patientes et leurs médecins doivent continuer à suivre les résultats de cet essai au fur et à mesure que de nouvelles données deviennent disponibles.\u003c\/li\u003e\n\u003c\/ul\u003e\n\n\u003cp\u003ePour les patientes nouvellement diagnostiquées avec un cancer du sein triple négatif de stade précoce, cette étude offre un véritable espoir. L'association de l'immunothérapie à la chimiothérapie moderne — avant et après la chirurgie — représente une avancée significative dans le traitement d'un sous-type de cancer qui a historiquement figuré parmi les plus difficiles à traiter.\u003c\/p\u003e\n\n\u003c!-- ddn:faq:start --\u003e\n\u003ch2 id=\"ddn-faq\"\u003eQuestions fréquemment posées\u003c\/h2\u003e\n\u003ch3\u003eQu'est-ce que le cancer du sein triple négatif ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe cancer du sein triple négatif (CSTN) est un sous-type de cancer du sein qui manque de récepteurs aux œstrogènes, de récepteurs à la progestérone et de protéine HER2. Il ne répond pas à l'hormonothérapie ni aux médicaments ciblant HER2, de sorte que le traitement repose traditionnellement sur la chimiothérapie. Le CSTN est connu pour être plus agressif que les autres types de cancer du sein, avec un risque important de récidive et de décès.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eComment l'ajout de pembrolizumab a-t-il affecté la survie sans événement dans l'essai KEYNOTE-522 ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eDans l'essai KEYNOTE-522, après une médiane de suivi de 39,1 mois, les patientes atteintes d'un cancer du sein triple négatif de stade précoce ayant reçu pembrolizumab plus chimiothérapie ont présenté un risque de 37 % inférieur d'événements liés au cancer ou de décès par rapport à la chimiothérapie seule. La survie sans événement à 3 ans était de 84,5 % avec le pembrolizumab contre 76,8 % avec la chimiothérapie seule.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eQui était éligible pour l'essai KEYNOTE-522 ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eL'essai a inclus des adultes atteintes d'un cancer du sein triple négatif de stade II ou III, non métastatique, nouvellement diagnostiqué et n'ayant jamais reçu de traitement. Les patientes étaient éligibles indépendamment de leur statut d'expression de PD-L1. Elles devaient avoir un bon état général (score ECOG 0 ou 1) et des caractéristiques tumorales spécifiques telles qu'une maladie T1c N1–2 ou T2–4 N0–2.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eQue comprend le plan de traitement ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe plan de traitement KEYNOTE-522 comprenait une phase néoadjuvante suivie d'une phase adjuvante. Initialement, les patientes recevaient du pembrolizumab ou un placebo avec du paclitaxel et du carboplatin pendant quatre cycles, puis avec de la doxorubicine ou de l'épirubicine plus de la cyclophosphamide pendant quatre autres cycles. Après la chirurgie, elles recevaient une radiothérapie si indiqué et du pembrolizumab ou un placebo pendant jusqu'à neuf cycles supplémentaires.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eQuels étaient les principaux effets secondaires de l'association pembrolizumab et chimiothérapie ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes effets secondaires liés au traitement les plus courants étaient les nausées, la perte de cheveux et l'anémie. Des effets secondaires graves liés au traitement sont survenus chez 34,1 % des patientes du groupe pembrolizumab contre 20,1 % avec la chimiothérapie seule. Davantage de patientes du groupe pembrolizumab ont arrêté le traitement en raison d'effets secondaires, mais les décès liés au traitement étaient rares dans les deux groupes.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eLe pembrolizumab est-il efficace indépendamment du statut PD-L1 ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eOui. Dans l'essai KEYNOTE-522, les patientes étaient éligibles indépendamment de leur expression de PD-L1, et le bénéfice en termes de survie sans événement était constant dans tous les sous-groupes prédéfinis, y compris ceux définis par l'expression de PD-L1 et l'atteinte des ganglions lymphatiques. Le bénéfice a donc été observé que la tumeur soit positive ou négative pour PD-L1.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eQuelles sont les limites de l'essai KEYNOTE-522 ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes données de survie globale étaient incomplètes, avec une tendance favorable n'ayant pas atteint la signification statistique. Les intervalles de confiance des critères d'évaluation secondaires n'ont pas été ajustés pour les comparaisons multiples. L'analyse de la survie sans événement selon la réponse pathologique complète était exploratoire et non randomisée. L'essai a été parrainé par le fabricant du médicament, et la capecitabine adjuvante n'était pas autorisée.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eDevrais-je obtenir un deuxième avis avant de commencer le pembrolizumab associé à une chimiothérapie pour un cancer du sein triple négatif précoce ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eUn deuxième avis peut vous aider à confirmer que le pembrolizumab associé à une chimiothérapie est la bonne approche pour votre cancer du sein triple négatif précoce. L'essai KEYNOTE-522 a montré que cette combinaison réduit de 37 % le risque d'événements liés au cancer ou de décès par rapport à la chimiothérapie seule, avec une survie sans événement à 3 ans de 84,5 % contre 76,8 %. Cependant, les effets secondaires graves sont plus fréquents avec le pembrolizumab. Un deuxième avis peut examiner votre pathologie et vos images médicales pour s'assurer que le diagnostic est exact et discuter de l'opportunité de ce traitement dans votre situation spécifique. Diagnostic Detectives Network fournit des deuxièmes avis d'experts indépendants.\u003c\/p\u003e\n\u003c!-- ddn:faq:end --\u003e\n\n\u003ch2 id=\"source\"\u003eInformations sur la source\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eOriginal Article:\u003c\/strong\u003e \"Event-free Survival with Pembrolizumab in Early Triple-Negative Breast Cancer\"\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eAuthors:\u003c\/strong\u003e P. Schmid, J. Cortes, R. Dent, L. Pusztai, H. McArthur, S. Kümmel, J. Bergh, C. Denkert, Y.H. Park, R. Hui, N. Harbeck, M. Takahashi, M. Untch, P.A. Fasching, F. Cardoso, J. Andersen, D. Patt, M. Danso, M. Ferreira, M.-A. Mouret-Reynier, S.-A. Im, J.-H. Ahn, M. Gion, S. Baron-Hay, J.-F. Boileau, Y. Ding, K. Tryfonidis, G. Aktan, V. Karantza, and J. O'Shaughnessy, for the KEYNOTE-522 Investigators\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003ePublication:\u003c\/strong\u003e \u003cem\u003eThe New England Journal of Medicine\u003c\/em\u003e, 2022; Volume 386, pages 556–567\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eDOI:\u003c\/strong\u003e 10.1056\/NEJMoa2112651\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eFunding:\u003c\/strong\u003e Merck Sharp and Dohme, a subsidiary of Merck\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eClinicalTrials.gov number:\u003c\/strong\u003e NCT03036488\u003c\/p\u003e\n\n\u003cp\u003e\u003cem\u003eCet article à destination des patients est basé sur des recherches publiées dans The New England Journal of Medicine. Il est destiné à un usage éducatif et ne constitue pas un avis médical. Les patients doivent discuter de leurs options de traitement individuelles avec leur professionnel de santé.\u003c\/em\u003e\u003c\/p\u003e","brand":"DiagnosticDetectives.Com","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":47400024834204,"sku":null,"price":0.0,"currency_code":"USD","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0599\/5449\/5644\/files\/ddn-medical-article-adding-pembrolizumab-keytruda-to-chemotherapy-improves-survival-in-early-triple-negative-breast-cancer-hero.png?v=1790154953","url":"https:\/\/diagnosticdetectives.com\/fr\/products\/adding-pembrolizumab-keytruda-to-chemotherapy-improves-survival-in-early-triple-negative-breast-cancer","provider":"DiagnosticDetectives.Com","version":"1.0","type":"link"}